Aujourd'hui, l'IA prend de plus en plus de place à la table des concepteurs. Non pas comme une promesse lointaine, mais comme un outil capable d'analyser, d'optimiser et de générer. Une question s'impose : que reste-t-il à l'architecte lorsqu'une machine conçoit plus rapidement et avec plus de cohérence ? Et tout aussi pertinent : qu'est-ce qui disparaît lorsque nous réduisons l'architecture à un calcul ou à un « meilleur choix » issu des données ?
La soirée s'inspire de l'essai L'architecte artificiel de notre collègue Paulus Present, publié chez NAV et Knack. Cet essai met en évidence une tension fondamentale : l'architecture en tant que processus d'optimisation face à l'architecture en tant que pratique culturelle et sociale.
Paul invite trois intervenants qui aborderont chacun le thème selon leur propre perspective, tant sur le plan de la recherche que de la pratique :
Cette intervention sera suivie d'une table ronde animée par Peggy Totté, avec un temps réservé aux questions du public.
L'enjeu de cette soirée va bien au-delà des outils ou de l'efficacité. Il s'agit de paternité, de responsabilité et d'éthique professionnelle. Il s'agit de savoir si l'architecture peut être réduite à des modèles et des schémas, ou si elle échappe justement à cette logique.
Et enfin : qu'attend la société d'un architecte à une époque où la conception est en partie confiée à des machines ?
Cette soirée de réflexion s'adresse aux étudiants, aux architectes professionnels et au personnel enseignant. Pour les étudiants, cette soirée s'inscrit dans le cadre du cours Pratique professionnelle : déontologie de l'ingénieur-architecte dispensé par notre collègue Jan Moens.
Nous organisons cet événement en collaboration avec l'UGent, l'association étudiante De Loeiende Koe et la NAV.
Vous avez une question urgente ? Vous pouvez la poser via ce même lien.